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3 décembre 2014

CONIFERE

                                                                                                                                                                                                 crédit DR


Une fois n'est pas coutume, mon monologue digital s'épanchera aujourd'hui du côté des régalades de fin d'année et autres craquages de carte bleue asthmatique. Je veux parler de cadeaux de Noël option culture, vous l'aurez deviné. Le propos étant de creuser ce que, moi, modeste Cailloux sur l'autoroute culturelle, aimerait découvrir sous le conifère annuel (Pépito cette année - FYI). Et, par la même occasion, proposer des billes au plus sceptique d'entre nous, sceptique cherchant quand même à (se) faire plaisir.
Niveau lecture, j'opte pour Les vieux fourneaux (Tome 1 et 2): bande-dessinée cynique et caustique comme il faut pour contrebalancer les mièvreries de pré-réveillon. Ils sont vieux, chiants et nous font bien ricaner. Spectacle; pour une fois, je vous conseille un peu "d'humour" bien de chez nous, L'oeuf, la poule ou Nicole de et avec Nicole Ferroni, une fille juste drôle (j'aurais pu dire une fille juste et drôle, aussi) qu'on a le régal d'écouter chaque semaine sur france inter. Un petit concert qui traîne entre la bûche et le boudin? Oui, merci, ce sera sans hésiter Feu! Chatterton en février de passage à la capitale. Urgence, poésie et rythme se conjuguent à merveille, leur flamme sera durable, je l'espère.
Quoi, tu as encore faim de nourritures célestes, petit escargot gourmand de l'internet? Et ben, tiens, voilà t'as qu'a te faire toute l'intégrale de Gaspard Proust, chroniques en K7 vidéo, divix, dvd bien-sûr. 
Et puis pour bien te finir, je te propose en toute élégance, d'offrir du vin (mais du bon). Parce qu'avec,  tu offres la promesse d'une soirée aromatisée, de ravissantes découvertes pour ton palais, d'histoires sur des hommes et des femmes dits-de-terroir, bref quelque chose de bien vivant. Qui serait déçu d'ouvrir un magnum de Châteauneuf-du-pape 2005? Qui??? Pas Hirsute, … hips! Allez, hop, à Créteil...









4 septembre 2013

ITINERAIRE

                                                                                                                                                                      Comp. Marius, credit HC

Bonjour chez toi,

Je t'envoie aujourd'hui une carte postale post-estivale de fabrication française ET artisanale.
(ET virtuelle, OUI), mais la présence de timbre la rendrait-elle plus timbrée, je ne crois pas... #ha. 
Les congés payés c'était bien, vraiment. Je me suis un petit peu reposée de toi et je suis allée courir d'autres lièvres artistiques fort réjouissants! Je ne te parlerais pas des crustARTcés pas très frais et autres ratades culturelles intempestives, mais plutôt des oeuvres appréciées sur la route des vacances :
        Démarrons avec Peeping Tom et leur 32 rue Vandenbranden qui, dans le cadre de Paris Quartier d'été, campait une sorte de messe noire chorégraphiée proche de l'univers absurde et obscur de David Lynch. Portrait glacial et décadent d'un voisinage en proie à tous les vices : voyeurisme, adultère, commérages, jalousies, lynchages et meurtres, ravissant. Une sorte de "Fête des voisins" belge en condensé! Outre le récit un brin horrifiant -et pas si riche- je suis restée coi/quoi devant les phases chorégraphiées et interprétées magistralement. De l'art de la dés-art-iculation! 
       Poursuivons avec la parenthèse enchantée de Chalon, lors du festival Chalon dans la rue; évènement annuel du microcosme des arts du cirque et de la rue. 5 jours de spectacles dehors, dedans, du in, du off, du cirque, de la rue, du n'importe quoi, du français, du pas français; presque TOUT ce qu'on peut imaginer peut arriver à Chalon. Et oui. Si vous aviez su ça avant, n'est ce pas... (temps de réserver sa double avec petits-dej pour l'an prochain). Sur ce que j'ai vu, je retiens la pépite belge; Comp. Marius avec Le Schpountz. Cette récente création n'a pas déçue l'amatrice que je suis du travail de cette compagnie, qui prend un joli plaisir (et qui en donne) à interpréter "à leur façon" les grands classiques du populaire et provençal MarcelleuPagnol'. Le récit nous est servi à la sauce flamande dans toute sa richesse de langage, d'accent et d'expressions toniques qui font sourire du début à la fin. Une merveille.
         Terminons avec le traditionnel festival francilien rock de la fin du mois août. Rock en seine a plutôt brillé cette année avec de jolies découvertes et un plaisir non feint. Courrez écouter les gentils espagnols qui disent bonjour à tout le monde Hola a todo el mundo, des mélodies pop electro généreuses. Dansez sur Kid Noize (sauter est même envisageable grâce au belge), et vibrez avec Fauve, le seul vrai petit félin qui vous fait du bien quand il vous mord.
Voilà, toutes ces conneries avec du soleil dedans c'est fini. En plus, il y avait beaucoup trop de belges dans cette affaire. Il est grand temps de revenir vers les traditionnels "évènements culturels" de la rentrée, dont je nous entretiendrais très vite.

Allez, bien a toi,

Hirsute.

> le site de Peeping tom 
> le festival chalon dans la rue
> la musique de bonjour tout le monde
> les bam-bim-tssing de kid noize





9 juin 2013

INFINIMENT






On en entend parler à gauche, à droite. Tiens, au milieu aussi. Fauve nous crève les tympans depuis quelque temps, et personnellement je n'en suis pas encore tout à fait remise. Pas remise de leur talent; pas remise de ce combo "spoken words / mélodies electro-lancinantes" un peu ban(c)al mais qui parait surgi de nulle part. Ils ne ressemblent à personne; ils ont crée leur maelström: une créature un peu féroce et très fragile, la Vie quoi. L'insigne qui les représente pose parfaitement bien le sujet: leur différence. Déjà, Fauve est un collectif, pas un "groupe".
On a affaire à du brut de décoffrage: de l'urgence de vivre, du besoin de crier; de l'envie de jouir de tout et de rien; ici maintenant, demain et pour toujours. Les textes, pour peu qu'on soit un peu sensible aux mots et aux maux, sont si percutants et incisifs que ça pique un peu. Mais on en redemande... Fauve, la grosse bête, nous saute au visage et nous brûle les yeux, comme le fauvisme en son temps.
Fauve a été attrapé par un buzz médiatique plutôt impressionnant depuis le printemps de Bourges 2012; des propositions de label en veux-tu en-voilà; des tapis rouge qui s'empilent; des scènes archi-complètes. Mais nos garçons semblent garder la tête froide et tracent leur route, à la hussarde. Petit EP sorti, sans fioritures aucune. Succès grand public et professionnel; jusqu'où iront-ils...? En attendant, va-t-il falloir que je me fende d'un aller-retour à Blois fin juillet pour enfin avoir le plaisir d'apercevoir la queue de la bête frétiller sur scène? 
Trompe-toi / Sois imprudent / Tout n'est pas fragile / N'attends rien que de toi / Parce que tu es Sacré / Parce que tu es en Vie / Parce que le plus important n'est pas ce que tu es mais ce que tu as choisi d'être 
Finalement, oui, Fauve est désespérément optimiste.

> en concert un peu partout mais pas assez près de chez moi